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Sarah Anne Johnson, Loss Of Gravity, 2016.

   

 

Exposition du 20 octobre au 19 novembre 2017

 

Masqué
SARAH ANNE JOHNSON
WINNIPEG

DAVID MARTINEAU LACHANCE MONTRÉAL

FRANCIS MONTILLAUD MONTRÉAL

 

Les artistes rassemblés dans l’exposition vidéographique Masqué témoignent avec esprit du combat des ostracisés, du poids des conventions sociales et des états intérieurs face à des conditions difficiles. S’il révèle plus qu’il ne cache, le masque, sous son expression immobile, intimide et provoque les rapports de force du non-dit.

L’exposition fait dialoguer 3 vidéos dans lesquelles les vidéastes sont tour à tour comédiens, plasticiens et scénographes et nous invitent à pénétrer les lieux intimes et personnels de la création.

 

Sarah Anne Johnson

Tiré de l’installation vidéo The Kitchen et fondé sur la performance, Sarah Anne Johnson aborde dans ce projet les expériences traumatisantes que sa grand-mère a subies dans l’espace domestique. Participant sans méfiance dans les années 1950 à un programme de recherche de la CIA, sa grand-mère a été soumise à une série d’expériences de contrôle mental à l’institut Allen Memorial de l’Université McGill, à Montréal, qui cherchait à l’époque un traitement contre la dépression post-partum.

D’abord photographe, Sarah Anne Johnson est une artiste multidisciplinaire qui renouvèle l’approche documentaire de la photographie en intégrant divers artifices à son médium. En explorant les thèmes de l’utopie, de la condition humaine et de sa relation à son environnement, elle tente avec ses interventions d’aller au-delà du masque de réalité, perturbant ainsi des faits que l’on croyait objectifs.

Sarah Anne Johnson détient un baccalauréat en arts de l’Université du Manitoba (2002) et une maitrise en photographie de la Yale School of Art de New Haven (2004). Son travail a été exposé notamment au Metropolitan Museum of Art à New York (2017), à la McMichael’s Gallery à Kleinburg (2016) et au Contemporary Art Museum à Raleigh (2015). En 2015, elle a été finaliste pour le Prix Sobey pour les arts. Elle est représentée par Julie Saul Gallery à New York, Stephen Bulger Gallery à Toronto et Division Gallery à Montréal. Sarah Anne Johnson vit et travaille à Winnipeg.

 

David Martineau lachance, Beauport’s Witches, 7 minutes, 2016.

 

David Martineau Lachance

Reprenant des codes des films de Méliès et inspiré des photographies de Meatyard, Beauport’s Witches relate la dernière nuit avant qu’un couple de sorcières ne soit divisé par l’intervention d’un bourreau. Rejetées, ces sorcières incarnent le combat quotidien des marginalisés, la vidéo les montrant à la fois humaines et sensibles face à leur condition fixée d’avance.

Les 6 impressions numériques qui accompagnent le projet font office de portrait. Les masques des sorcières, déformés, dégoulinants, presque liquides, nous donnent à voir des états intérieurs faisant office de relique étrange.

Le travail de David Martineau Lachance s’articule autour d’idées et d’images qui se manifestent dans une mythologie de l’occulte et du spectacle comique. Il s’intéresse vivement aux exclus, aux évènements d’almanachs et aux mythologies contemporaines. Ses pièces font du quotidien un théâtre mystérieux, inspiré de l’histoire et du cinéma.

David Martineau Lachance détient un baccalauréat en études cinématographiques et cinéma d’animation de l’Université Concordia (2012) et une maitrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2015). Ses films ont été présentés dans plusieurs pays et son travail en arts visuels a entre autres été diffusé à la Maison des arts de Laval (2015), à la Galerie Les Territoires (2014) et au centre DARE-DARE (2014). Originaire de Québec, David Martineau Lachance vit et travaille à Montréal.

 

Francis Montillaud, Faux Fini, 4 minutes 36 secondes, Vidéo produite et réalisée au Labo d’art de Toronto en 2007 et modifiée en 2008.

 

Francis Montillaud

L’oeuvre vidéographique Faux Fini a été réalisée à partir d’une leçon orale d’anglais au cours de laquelle trois personnages, un maitre et deux élèves, discutent de sujets personnels et sociaux. Le maitre est tyrannique, il suggère fortement les réponses à ses élèves, conditionnant ainsi leurs pensées. Le garçon frise l’imbécilité : c’est une personne très naïve, complètement absorbée par les stratégies du divertissement et de manipulation de la pensée. À l’opposé, le personnage féminin joue un rôle plus méfiant et politisé. Il s’agit d’une femme lucide, mais visiblement sous l’emprise de la paranoïa. Elle est consternée par notre façon de vivre.

À l’instar des moyens techniques qui le constituent, le travail de Francis Montillaud cherche à caricaturer les manières de se comporter en société en abordant le faire de l’image - de soi, de l’autre, de l’art - par un travail d’autodérision. Il crée des scénographies low-tech où les équipements, les systèmes de présentation et les traces du processus de création alimentent le récit de l’œuvre.

Francis Montillaud détient un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Laval (2003) et une maitrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2013). Son travail a été présenté dans plusieurs expositions solos et collectives, entre autres au Goethe-Institut à Toronto (2016), à la Maison de la culture Maisonneuve à Montréal (2013) et au centre CIRCA à Montréal (2011). Francis Montillaud vit et travaille à Montréal.

 



 




Vernissage
Vendredi 20 octobre 2017 • 19 h


   
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